Rentrée sous le signe du numérique à Argenteuil

Rentrée sous le signe du numérique à Argenteuil

Retour sur une rentrée toute particulière au lycée Fernand et Nadia Léger d'Argenteuil : inauguration de nouveaux locaux, changement de direction et passage au tout numérique. 

Nouveau bâtiment du lycée Fernand et Nadia Léger

L’année scolaire 2019-2020 restera l’année d’une double révolution. D’abord celle du lycée qui verra la fin des filières historiques, remplacées par un système de parcours individualisés. Cette importante réforme a conduit les Régions, responsables des équipements des lycées, à adapter leur politique en matière de ressources pédagogiques. La réforme bouleverse les programmes et introduit de nouvelles disciplines. Or, qui dit nouveaux programmes et nouvelles disciplines dit nouveaux manuels.

Valérie Pécresse inaugure les nouveaux locaux du lycée

C’est ce qu’explique Valérie Pécresse venue à Argenteuil inaugurer les nouveaux locaux du lycée Fernand et Nadia Léger et poser la première pierre d’un bâtiment qui sortira de terre dans les prochains mois :

« Jusqu’à présent la Région finançait une partie des manuels acquis par les familles, des manuels traditionnels imprimés. Or, nous entrons dans une époque marquée par le numérique et c’était l’occasion de se poser la question d’une possible mutation. J’ai d’abord consulté nos partenaires de l’Education nationale, les chefs d’établissements, les professeurs. Sur cette question du passage au numérique, ils sont divisés. J’ai fait le choix de respecter leur liberté pédagogique en proposant à chaque établissement de choisir entre des manuels imprimés ou des manuels numériques. Au final, 330 établissements, environ 70% de nos lycées, ont opté pour le « tout numérique ». Par ailleurs, nous avons fait le choix de financer la totalité des manuels, qu’ils soient imprimés ou numériques, pour toutes les lycéennes et tous les lycéens, sans exception. Cela représente un investissement considérable pour notre Région. »

Opération tablettes


Le lycée Fernand et Nadia Léger est donc l’un de ceux ayant opté pour le numérique. Les élèves de Seconde et de Première auront accès dès cette année à des manuels numériques dans toutes les disciplines et toutes les spécialités. L’accès se fera très naturellement par monlycée.net, nous y reviendrons prochainement. Mais en ce jour de rentrée, les élèves de l’une des classes de Seconde ont eu l’heureuse surprise de recevoir des mains de la Présidente de Région une tablette numérique offerte par la Région et configurée pour des usages pédagogiques :


- Cette tablette est la vôtre ! annonce la Présidente. Elle vous servira au lycée pour travailler avec vos professeurs. Le soir vous pourrez l’emporter chez vous pour faire votre travail et consulter vos manuels numériques…

- Et pendant les vacances ? demandent des élèves qui peinent à croire ce qu’ils entendent…

- Pendant les vacances aussi, vous la garderez avec vous. Et à la fin de votre scolarité au lycée, dans trois ans, vous la garderez, elle sera définitivement à vous !

Distribution de tablettes par Valérie Pécresse


Valérie Pécresse insiste également sur les ressources en ligne que la Région met à la disposition des lycéens. A commencer par l’ENT monlycée.net, plateforme de communication et de travail de la communauté éducative. Mais aussi Qioz, véritable laboratoire de langue, aujourd’hui disponible pour l’apprentissage du français, de l’anglais, de l’espagnol et de l’allemand, bientôt du portugais, du chinois et de l’arabe. Mais aussi Oriane, le site que la Région dédie à l’orientation pour les collégiens, les lycéens et les étudiants.

A la sortie de cette revigorante rencontre que ces jeunes n’oublieront pas de sitôt, nous interceptons Kouki et Cannella, leur nouvelle tablette sous le bras. Déjà équipées et connectées, utilisatrices comme tous leurs camarades de Snapchat et d’Instagram, mais aussi des moteurs de recherche pour le travail scolaire, elles s’apprêtent donc à découvrir, sans idée préconçue, ce qu’il en est de ce nouvel outil de travail qu’elles vont devoir mobiliser essentiellement pour apprendre.

Elles en ont eu un avant-goût au collège : « notre professeur d’histoire faisait tous ses cours sur l’ordinateur et nous donnait des adresses pour voir des films, par exemple sur la deuxième guerre mondiale, des exercices, des quizz. Un professeur d’anglais aussi et un autre de sciences physiques, ils se servaient beaucoup de l’ordinateur et nous incitaient à nous en servir aussi pour notre travail. Alors oui, on a pris l’habitude d’aller sur Internet pour lorsqu’on se pose des questions… »

Kouki et Canella, lycéennes


Passage de relais

Pour le lycée Fernand et Nadia Léger, l’année scolaire est aussi celle d’un passage de relais entre deux équipes de direction. Djamila Soufi qui a dirigé l’établissement pendant toute la période de sa restauration passe donc la main à Joël Planté, en provenance de Thaïlande où il dirigeait le lycée français international de Bangkok (LFIB). Argenteuil n’est pas une terre inconnue pour le nouveau proviseur, il y a déjà oeuvré comme Proviseur adjoint au lycée Victoire Aubié puis Principal du collège Eugénie Cotton.

Passage de relais entre Djamila Soufi et Joël Plante


Mais c’est à l’équipe qui passe aujourd’hui la main que revient la responsabilité du passage au numérique : « Nous avons eu peu de temps pour décider se souvient Djamila Soufi, mais nous n’avons pas beaucoup hésité ; dans les filières professionnelles, les manuels papier sont souvent en désuétude, insuffisamment renouvelés, stockés dans des armoires et certainement mal adaptés pour des enseignements davantage tournés vers l’action que vers les concepts. Le numérique est particulièrement bien adapté à nos enseignements. »

La préférence pour le numérique, par bonheur, le nouveau chef d’établissement s’y rallie bien volontiers : « Je suis moi-même un utilisateur lambda mais je suis pleinement convaincu que c’est le bon moment pour franchir le pas. Inutile d’attendre que toutes les conditions soient réunies, elles ne le seront jamais. Nous allons nous appuyer sur les enseignants moteurs, sans chercher l’unanimité. Les pratiques pédagogiques, c’est en salle des professeurs qu’elles se construisent. »