Vous avez un mess@ge

Vous avez un mess@ge

Ici, on connaît bien Lilie et son service de messagerie. Le lycée Charles de Gaulle de Poissy (Académie de Versailles) caracole régulièrement en tête des établissements les plus utilisateurs de la solution, une situation qui tient aussi bien à la politique numérique volontariste développée dans l’établissement qu’à l’agilité des enseignants qui l’utilisent.

Vue extérieure

Lilie apprivoisée


Au lycée Charles Gaulle, les utilisateurs,  à commencer par l’équipe de direction, ont parfaitement apprivoisé les différentes fonctionnalités de l’ENT régional. Catherine Braham, nommée Proviseure en septembre 2014, a trouvé un établissement où l’ENT était déjà bien implanté, un héritage de ses prédécesseurs qu’elle s’est aussitôt engagée à poursuivre et à développer.

Catherine Braham, Proviseure

« Il faut dire que pour nous, chefs d’établissements, Lilie nous simplifie la vie : c’est un outil de communication très puissant… Et la communication, dans un établissement, c’est le nerf de la guerre ! ».

Dernier exemple en date : la mise en place du plan Vigipirate après l’attaque de Charlie Hebdo. « Il a fallu réagir très rapidement, et communiquer en direction de l’ensemble de la communauté éducative : minute de silence, restrictions de stationnement, limites des déplacements etc. Tout le monde a pu être informé très vite : des actualités ont été publiées dans l’ENT et des mails  envoyés via la messagerie. Comme Lilie est un réflexe pour l’ensemble de la communauté et pour les familles, l’information est passée très rapidement. Les parents ont été rassurés ».

La Proviseure se dit aujourd’hui ravie de l’outil, mais elle est bien consciente que la vie avec Lilie n’a pas toujours été évidente. Un propos que confirme Sébastien Tavergne, son adjoint, qui a pris ses fonctions au lycée il y a trois ans.

Sébastien Taverge, adjoint

« L’an passé, les problèmes avec l’annuaire fédérateur nous ont privé de messagerie jusqu’à la Toussaint… C’était vraiment très gênant. La question du maintien de la solution s’est posée. Mais toute la politique numérique de l’établissement est basée sur Lilie : tous les blogs, tous les forums ainsi que la messagerie sont sur Lilie, et même si nous utilisons Pronote pour les notes et des absences, leur consultation s’effectue directement par l’ENT, grâce à la fédération d’identité. Du coup, nous avons continué à faire confiance à Lilie, même dans ces moments difficiles ». Un choix que la direction ne regrette pas : « Cette année, la rentrée s’est très bien passée, il faut le souligner », ajoute le Proviseur-adjoint.

Blog Bac

Le blog du Bac, animé par le Proviseur adjoint permet de diffuser aux élèves de Terminales et à leurs familles toutes les informations sur l'examen.

L’utilisation de Lilie se poursuivra, sous l’impulsion volontaire de l’équipe de direction. «Plus le chef d’établissement utilise l’ENT, plus il est utilisé », confirme Catherine Braham, qui se décrit comme une « utilisatrice ordinaire » du numérique, convaincue par ailleurs des qualités pédagogiques de l'outil. C’est d’ailleurs bien en ce sens qu’elle compte encourager l’utilisation de l’ENT et notamment la création d’espaces partagés qui favorisent le travail collaboratif entre les professeurs : «  Nous sommes un lycée où les élèves sont nombreux et les enseignants très investis. Il y a beaucoup de projets, comme notre club théâtre qui est très performant. Il me paraît fondamental que les membres de la communauté éducative, les professeurs comme les élèves soient au courant de ce qui se passe dans leur lycée et qu’ils puissent rejoindre tel ou tel projet s’ils le souhaitent. Nous pensons réellement que Lilie peut nous aider à rendre visible et à promouvoir tout ce qui se fait ».

« La messagerie, c’est le cœur de Lilie »

Voilà  cinq ans maintenant que Lilie fait partie du paysage du lycée. Sa consultation est devenue un automatisme pour les membres de la communauté éducative : les enseignants, les familles, l’administration, chacun sait où trouver les informations dont il a besoin. Un signe : les enseignants n’utilisent que très rarement leur boite mail académique. Ils passent par l’ENT, puisque c’est aussi cette façon de communiquer qui a été choisie par l’équipe de direction. « La messagerie, c’est le cœur de Lilie pour nous », confirme encore Sébastien Tavergne. « Ce qui manque aujourd’hui, c’est de pouvoir consulter et envoyer ou répondre à des messages depuis son téléphone ». Le message est donc passé aux équipes de CGI !

Hall du lycée

Et les élèves dans tout cela ? Les utilisations spontanées sont plus rares.  Certains disent envoyer « parfois » des mails à leurs professeurs « quand je n’ai pas compris, ou quand je suis en retard pour rendre un devoir ». Mais d’autres l’utilisent avec leurs enseignants de façon plus systématique. C’est le cas par exemple, d’une classe de seconde pour laquelle deux professeurs ont inventé un jeu de rôle qui passe par la messagerie de l’ENT.

Un jeu de rôle transdisciplinaire

L’idée de départ est d’Hervé, professeur d’Histoire Géographie. Il en a parlé à sa collègue de Lettres, Aurélie,  qui a aimé l’idée et a contribué à la développer. Tous deux enseignent dans la même classe: « une classe sympathique, nous cherchions quelque chose à faire avec eux pour sortir des sentiers battus. »

Hervé et Aurélie

Hervé Lecoq et Aurélie Delepierre, professeurs d'Histoire-Géographie et de Lettres

Le jeu vient de démarrer et durera jusqu’à la fin de l’année. Chaque lundi, Hervé envoie un mail par la messagerie de Lilie à deux élèves de la classe, un garçon et une fille. Dans ce mail personnel et confidentiel, il leur demande d’endosser pendant la semaine qui vient, lorsqu’ils le jugeront opportun et de façon à la fois « originale et subtile » (selon les termes du règlement), une identité fictive qui leur est indiquée dans le message. Les identités proposées correspondent aux grands stéréotypes de la littérature et du cinéma : l’ingénu, l’avare, le héros tragique, l’étourdi, l’inquiet, le trublion, etc. Il y en a 17 au total, autant que de semaines d’ici la fin de l’année. Lundi prochain, deux nouveaux élèves recevront un mail avec une nouvelle proposition d’identité. Pour les autres, le jeu va consister à tenter de deviner qui joue quel rôle. Pas facile, dès lors que le joueur se comporte de façon « subtile et originale »…

Groupe d'élèvesAvant la fin de la semaine, chaque élève, à l’exception bien sûr des deux simulateurs, peut voter en envoyant un mail, à Aurélie cette fois, avec une simple phrase : X joue le rôle du Y. Un  vote correct le mercredi soir rapporte 2 points, 1 point seulement le vendredi soir.

Chaque fois qu’il est reconnu par un autre, l’élève joueur gagne des points. Mais attention, la facilité n’est pas de mise car le règlement a tout prévu : « La subtilité étant le maître-mot de ce jeu, si tous les élèves de la classe vous reconnaissent, tous les points de reconnaissance sont annulés ».

Le jeudi, jour de notre passage au lycée, Aurélie  et Hervé nous ont raconté la façon dont les deux joueurs de la semaine s’y étaient pris pour interpréter leur identité fictive de … Eh non, impossible de le dire ici car, jusqu’à la fin, les rôles distribués doivent rester secrets. Mais les interventions qu’ils ont repérées chez les deux élèves qu’ils avaient désignés pour inaugurer le jeu étaient tout à fait originales et subtiles. D’ailleurs les premiers votes du mercredi soir étaient tous faux…

Les objectifs pédagogiques du jeu sont précisés dans le règlement distribué aux participants :

  • travailler différemment en approfondissant personnellement la connaissance d’un grand stéréotype, mais également en réfléchissant aux différents moyens d’illustrer cette connaissance…
  • apprendre à affiner votre écoute des interventions de vos camarades en classe,…
  • réfléchir à la manière dont chacun se met en scène au sein d’un groupe, notamment en classe où vous appliquez également des stéréotypes, même si ce ne sont pas les mêmes.

Et cela marche semble-t-il : « les élèves sont plus attentifs, ils s’observent les uns les autres… Celui-là, est-il lui-même ou joue-t-il un rôle ?... » Quant à la messagerie, elle aussi joue un rôle, mais ce n’est pas un stéréotype, sinon peut-être celui du corbeau... Elle permet aux professeurs de distribuer les rôles et de recueillir les votes, en toute confidentialité. Et cela suppose bien sûr que la messagerie soit un moyen de communication parfaitement intégré dans la vie quotidienne de la communauté éducative, ce qui, grâce à Lilie, est ici une réalité.

Vive les maths !

Cours de mathématiques avec TNI

Autre exemple d’utilisation de Lilie et de sa messagerie avec cette enseignante de mathématiques :   « Dès que l’ENT est arrivé dans notre lycée, il y a maintenant 5 ans, j’en ai pris possession très rapidement. Je suis l’une des personnes ressources pour le numérique de l’établissement, et je participe à la commission TICE. Il y a deux choses dont je ne pourrais plus me passer dans mon enseignement : le tableau numérique et Lilie. Pour tous mes cours, j’utilise le TNI et j’enregistre tout ce que nous y avons fait. Je mets ensuite le fichier à la disposition des élèves dans l’espace de travail. Inutile de vous dire que les élèves absents ne se privent pas pour le récupérer.

Dans Lilie, je me sers surtout pour mon enseignement de la messagerie et des espaces de travail. Les professeurs de mathématiques du lycée sont très investis, nous formons une vraie équipe. Nous échangeons beaucoup entre nous par la messagerie, mais tous mes collègues n’utilisent pas les espaces de travail. Les dossiers prennent quelques secondes pour s’ouvrir, et quand on a beaucoup de sous-dossiers, les gens s’impatientent.

Depuis 2009, je propose chaque mois une énigme mathématique à tous les élèves de seconde. Les réponses doivent m’être adressées par la messagerie exclusivement. »

Encore une application pédagogique de Lilie !...

Enigme mathématique
Enigme mathématique de janvier 2015. Pas si facile...