Un joli grain de sel

Un joli grain de sel

Le lycée des métiers de la santé et du social Henri Sellier de Livry Gargan fait partie de la dernière vague de déploiement de Lilie. Nous y entrons aujourd'hui par son journal lycéen qui porte le joli de nom de « grain de Sell'».

Entrée du lycée Henri SellierLe lycée des métiers de la santé et du social Henri Sellier de Livry Gargan (académie de Créteil) appartient à la dernière vague de déploiement de Lilie. L'accès à l'ENT n'y est possible que depuis la rentrée de septembre 2012.

Ce n'est pas pour Lilie que nous y entrons aujourd'hui mais pour son journal lycéen qui porte le joli de nom de « Grain de Sell' » (comme Sellier) et sur lequel le CLEMI a réalisé une vidéo très réussie. C'est l'occasion de parler du CLEMI, des journaux lycéens et d'en tirer des enseignements pour Lilie...

Quatre ans d'expérience

Bandeau Grain de Sell n°1

Le numéro 1 du grain de Sell' est daté de décembre 2008.

Le dernier, le numéro 13, achevé en décembre 2012, peut être consulté en ligne, à la une du site du lycée. Les archives du journal sont toutes disponibles au téléchargement.

Découvrez de l'intérieur le Grain de Sell', ce journal imprimé parfaitement assaisonné ! Il est produit avec brio par une équipe de lycéennes dynamiques et avisées !

Le journal de 16 pages au format A4 est très soigneusement rédigé et mis en page. Il est imprimé et distribué gratuitement aux lycéens.

Un film pour comprendre


Grain de Sell - Vidéo CLEMILe film réalisé par le CLEMI éclaire de façon très intéressante les conditions de réalisation du journal.

Les rédactrices (écrasante majorité féminine dans ce lycée qui se cumule avec celle, traditionnelle, des équipes rédactionnelles des journaux lycéens) témoignent de leur façon de travailler.

On les voit réunies en conférence de rédaction au CDI, préparer le sommaire du prochain numéro, discuter de l'intérêt de telle ou telle rubrique, évaluer les innovations introduites dans la maquette, se répartir le travail pour le prochain numéro. On sent les professionnelles... Pourtant, l'équipe est renouvelée en partie chaque année et, sans doute, aucune de celles qui a participé à la rédaction des premiers numéros n'est encore présente au lycée. Mais on perçoit, à les regarder et à les écouter, un esprit d'équipe et un souci de la qualité qui persistent et se transmettent, d'année en année, depuis 2008.

Conférence de rédaction

Le numéro 13, en préparation au moment du film, traitera des trajectoires sociales, de la pauvreté, de l'immigration. Les idées viennent très facilement. Plusieurs rédactrices peuvent témoigner d'une expérience personnelle.

Implication des adultes : du tact...


Dans le film du CLEMI, Hervé Chalton, le documentaliste du lycée qui accompagne l'équipe des rédactrices avec tact, sans empiéter sur leur domaine, un professionnel lui aussi, apporte son témoignage.

Eliane Uhalt, professeure de sciences et techniques médico-sociales, oriente les élèves vers des sujets sociétaux qui recoupent les contenus des formations dispensées par le lycée.

Aurore Boguet, professeure de lettres, s'intéresse aux effets de l'activité journalistique, car c'est bien de cela dont il s'agit, sur l'expression écrite et orale. Elle évoque même « une capacité presque lyrique d'écriture qui s'accentue à mesure qu'on avance dans l'année... ».

Professeurs et proviseure

L'affaire du dessin « osé »...


En mars 2011, le dossier du N°8 portait sur les séries TV et leur influence sur notre quotidien. La dessinatrice s'était fendue d'un dessin « osé ».

Les rédactrices hésitaient à le publier : « On ne voulait pas le mettre en Une parce qu'on avait peur que ça fasse un scandale dans le lycée ». Et puis, après réflexion, elles ont osé...

Avec le recul, la Proviseure, Martine Etié, continue de reprocher au dessin d'être tombé dans le travers qu'il voulait dénoncer. Excès de provocation ? Peut-être. Mais le chef d'établissement souhaite remettre ici les choses à leur place : « On pense que le chef d'établissement est responsable de tout. Mais dans ce cadre-là, non ».

Le journal est celui des élèves. Ce sont elles qui doivent prendre leurs responsabilités. Elles les ont prises et ont finalement décidé de publier le dessin en Une.

Deux rédactrices du Grain de Sell



Conclusion d'une rédactrice: « le journal est sorti. Ca n'a pas choqué les élèves. Ca prouve que les élèves ne voient pas les choses de la même façon que les adultes. Et comme notre journal est destiné aux lycéens - normalement -, on s'est permis de le faire... ».