Retour dans le marais

Retour dans le marais

Deuxième visite au lycée Simone Weil dans le troisième arrondissement de Paris. Le point sur la situation du déploiement et notamment les usages des services de notes et d'absences avec Bertrand Chasle, professeur de mathématiques et administrateur de l'ENT.

Entrée du lycée Simone Weil

La première fois que nous sommes allés au lycée Simone Weil dans le troisième arrondissement de Paris, c'était le 9 mars 2011, à l'occasion d'une journée portes ouvertes qui était aussi une journée d'inauguration de Lilie.

Bertrand Chasle, professeur de mathématiques et administrateur de l'ENT, nous avait présenté sa stratégie de sensibilisation et d'information des professeurs, des élèves et des parents. 

Nous sommes retournés le voir avec cette question : et alors ?... comment les choses se sont-elles passées ? et comment se passent-elles alors que la fin du premier trimestre approche ?

 

En mars dernier, vous étiez plein d'espoir. L'êtes-vous toujours ? Les choses se sont-elles passées comme prévu ?

A la rentrée, nous avons bel et bien basculé pleinement dans Lilie, comme nous l'avions prévu et comme nous nous y étions préparés. Nous avons choisi d'utiliser tous les services disponibles. Le cahier de textes d'abord puisque la circulaire nous oblige à passer au numérique. Mais aussi les modules notes et absences. Pendant les vacances, je me suis assuré qu'il y aurait un PC connecté dans chaque salle de cours.

Les professeurs peuvent saisir les absences en début d'heure et éviter ainsi la valse des petits papiers et des surveillants dans les couloirs. Nous avons aussi mis en place le service de notes et de bulletins scolaires qui fonctionne plutôt bien. Mais le grand rendez-vous, ce sera dans quelques semaines avec la saisie des bulletins du premier trimestre. 

Bertrand Chasle, professeur et administrateurTout va bien donc ?

Pas tout à fait non. Vous vous rappelez peut-être que je suis informaticien de formation. En informatique, on a  une taxonomie des incidents qui distingue les incidents mineurs, ceux qui ne gênent pas trop, les incidents majeurs qui vous empêchent de réaliser une tâche et les incidents bloquants qui vous empêchent carrément de travailler, par exemple lorsque le système est inaccessible pendant une demi-journée ou une journée. C'est arrivé avec Lilie...

Le problème quand on a des usages intensifs comme les nôtres, c'est que vous êtes pénalisé par le moindre incident. Les gens râlent et il faut alors que je mette mon sang-froid et ma bonne humeur à leur service et, d'une certaine façon, au service de Lilie.

Et vous y êtes toujours parvenu jusqu'à présent ?

Oui, heureusement. Avec les absences par exemple, les choses ont assez mal démarré au début de l'année. La base de données des élèves n'était pas à jour. Mais quand ça ne marchait pas, nous avions une solution de secours : le traditionnel formulaire papier transmis au CPE qui faisait la saisie lui-même. Notre CPE a eu pendant ces deux premiers mois quelques raisons de s'énerver mais il a bien résisté. On a persévéré et les choses se déroulent normalement à présent. On attend la fin du trimestre pour faire un bilan sur les absences et les notes.

Administrer Lilie et accompagner les collègues me donne beaucoup de travail. C'est parfois assez crispant. Je dois dire aussi que la hot-line de Logica répond bien à nos demandes. C'est important. J'ai transmis des remarques sur l'ergonomie des saisies de notes. J'attends, mais je comprends que pour des demandes comme celle-là, ce soit plus long.

 

Comment se passe la prise en main du cahier de textes en ligne par les professeurs ?

En début d'année, j'ai organisé une séance de formation. Beaucoup de collègues sont venus. Ils s'y mettent petit à petit, je les laisse avancer à leur rythme. Je dirais que ça ronronne. Ce n'est pas tout-à-fait satisfaisant mais les choses avancent.

Escaliers, lycée Simone WeilEt les élèves et les familles ?

Avant les vacances de la Toussaint, j'ai fait un publipostage de 850 lettres pour les parents. Environ 10% des parents se sont connectés. Ce n'est pas mal, mais nous ne devons pas en rester là.

Environ 50% des élèves ont activé leur compte. Comme les professeurs s'approprient l'ENT de façon progressive, certains élèves ont l'impression qu'ils arrivent dans une coquille vide. Mais tout de même, ils me posent des questions, me parlent de leurs problèmes de connexion. C'est un signe. Ce n'est pas le cahier de textes qui les attire le plus, ce n'est qu'une reprise de ce qu'ils font en cours, mais plutôt les blogs, les actualités, les forums. Un collègue professeur principal a créé un blog pour sa classe avec des informations sur l'orientation. Ca intéresse beaucoup les élèves.

Je prévois que l'accès aux bulletins en fin de trimestre va nous donner de l'élan. Mais aujourd'hui, je vous parle avec le casque de chantier encore sur la tête...

La documentaliste que nous avions interrogée en mars est partie en retraite. Sa remplaçante est-elle, elle aussi, dans un état d'esprit positif ?

Plus que cela ! Notre nouvelle documentaliste, Claire, est une jeune stagiaire, très impliquée dans Lilie et dans la réflexion sur la documentation numérique. Ce n'est pas aux livres qu'elle s'intéresse mais à la documentation, et aujourd'hui, la documentation est numérique. Vous devriez l'interroger !

C'est une bonne idée. Cela nous fera deux bonnes raisons pour revenir dans le Marais avant la fin de l'année !