Les explorateurs

Les explorateurs

Au lycée Champlain de Chennevières-sur-Marne (Académie de Créteil), on trouve Lilie là où on ne l’attend pas toujours. Aux côtés des utilisateurs habituels, enseignants, élèves, pôle de vie scolaire, d’autres membres de la communauté éducative se sont emparés à leur tour des fonctionnalités de l’ENT.

au lycée champlain

Le patronage de Samuel de Champlain, navigateur de la Renaissance et fondateur de la ville de Québec, y est peut-être pour quelque chose. Au lycée de Chennevières qui porte son nom, on explore l’ENT sous diverses latitudes : du côté du chef de travaux, de l’infirmerie, de la maintenance des bâtiments par exemple. Chacun y trouve une façon parfois toute simple d’utiliser Lilie.

  

L’équipe de maintenance sur lilie mobile

Laurent Noé, responsable de la maintenance au lycée, est un utilisateur régulier de l’application lilie mobile.  « Mon travail, c’est avant tout la sécurité des enfants. Nous nous assurons que le système incendie est en état de marche et que les portes coupe-feu fonctionnent correctement. Nous sommes six à nous occuper également de toutes les réparations du bâtiment et des gymnases ainsi que de l’entretien du parc. Il y a près de 8 hectares à couvrir !

Avant, il y avait un cahier à l’accueil où étaient signalées les fuites ou les réparations à faire. Aujourd’hui, on passe par la messagerie, c’est plus efficace. Une adresse spécifique a été créée dans l’ENT. J’y ai accès en permanence sur mon portable et comme je reçois les messages en temps réel, je peux me déplacer immédiatement. Je trouve qu’on est plus réactifs pour traiter les problèmes.

Laurent Noe, responsable de la maintenance au lycée

Et puis le fait de passer par la messagerie permet de conserver une trace des incidents. Avant on nous signalait beaucoup de choses par oral. Avec les messages, nous avons un historique. Il nous permet de voir s’il y a des interventions récurrentes à un endroit, nous sommes plus vigilants. Et une fois que la réparation est faite, on peut prévenir la personne qui nous a envoyé le message. On a des retours positifs, des remerciements, c’est agréable aussi.

Je consulte également les actualités de l’établissement : cela nous permet d’être au courant de ce qu’il s’y passe et d’anticiper : si on voit qu’il y a quelque chose de prévu dans l’amphi, on va vérifier l’éclairage et le son. Ce sont des choses toutes simples, mais elles mettent de l’huile dans les rouages. »

  

Le blog de l’assistant du chef de travaux

Les blogs ont commencé à fleurir l’année dernière sur Lilie et Jean-François Goujon, l’assistant du chef de travaux s’en est emparé rapidement. Il a mis à profit ce service pour suivre les conventions de stage dont il a la charge.

Une partie du lycée accueille en effet des filières professionnelles orientées vers les métiers du bâtiment et des carrières administratives et de nombreux stages maillent le parcours des élèves.Jean-François Goujon, assistant du chef de travaux Pour aider les enseignants à s’y retrouver, Jean-François a créé un blog où sont consignées les informations relatives à chaque élève et à l’entreprise d’accueil.

« Cela permet de suivre l’élève durant toute sa scolarité ; pour les professeurs principaux c’est un outil précieux lorsqu’il s’agit de faire le bilan. Sur le blog, je tiens également à jour la liste des entreprises avec lesquelles nous avons travaillé les années précédentes. Les enseignants peuvent ainsi plus facilement aider les élèves qui ont du mal à trouver un stage. Les livrets de stage sont eux aussi sur Lilie désormais, et si l’élève l’égare, on peut le retrouver. Les professeurs en sont très contents ! ». Confirmation en salle des professeurs où même des utilisateurs réservés sur l’outil lui-même admettent tout de même que « pour les stages, c’est bien pratique ! »

  

L’infirmerie en lien avec la vie scolaire

Ophelie Rodrigues de Brito, infirmière

Au pôle médical, on a tout de suite vu l’intérêt de l’outil : Ophélie Rodrigues De Brito l’une des deux infirmières de l’établissement, accède au dossier de vie scolaire de chaque élève qu’elle reçoit. « L’ENT apporte du concret dans la relation avec les élèves. On part d’une situation objective, cela donne une base de discussion. Le suivi des motifs des absences et l’accès aux notes en temps réel facilitent le travail de prévention du décrochage scolaire. Quand un élève franchit la porte, on connaît son parcours et on peut apporter une réponse plus ciblée à ses problèmes. Un bémol sur la messagerie tout de même : elle ne permet pas de communiquer à l’extérieur alors qu’on a souvent besoin d’échanger avec les partenaires qui interviennent au lycée. »

  

  

L’ENT, un outil collectif

Dans ce lycée qui accueille plus de 2000 élèves et 250 adultes, dans les filières générales, technologiques et professionnelles, assurer l’unité est un défi quotidien. « Lorsque je suis arrivé  en octobre 2012, les outils de vie scolaire n’étaient pas les mêmes pour tout le monde, ou alors ils étaient utilisés dans des versions différentes », se souvient Jean-Luc Héraud, le proviseur. « L’ENT Lilie a été l’occasion de remettre de la cohérence dans la gestion du lycée et de donner un cadre commun aux différentes équipes de l’établissement. Certes, l’outil a ses défauts et ses détracteurs, mais il fonctionne et il est important de jouer collectif ».
la vie scolaire au lycée champlain

Les équipes de vie scolaire

  

Et c’est souvent ce dernier argument qui incite les enseignants les moins enthousiastes à se servir de Lilie. Maxime Treiber, professeur de SVT et Sandrine Quinchon, professeure documentaliste, animent des sessions de formations internes destinées aux personnels de l’établissement pour les aider à mieux apprivoiser l’ENT. Un planning de formation est affiché en salle des professeurs et chaque session est dédiée à une thématique particulière. Aujourd’hui c’est l’utilisation de la messagerie, au cœur de la stratégie de déploiement depuis la rentrée, qui est passée en revue avec trois enseignants volontaires. Chacun d’entre eux est venu chercher quelque chose de particulier : la découverte de l’outil pour l’un, le souci d’une utilisation plus efficace pour l’autre ou encore le pragmatisme une troisième, encore peu convaincue par l’ENT mais qui reconnaît la nécessité de disposer d’un outil de communication commun à l’ensemble de l’équipe.
    Formation lilie en interne

Formation Lilie en interne

« La logique de Lilie, au fond c’est celle du couteau suisse », analyse Stéphane Beaumort, en charge de la communication au lycée. « On y trouve les choses utiles – la scie, le tire-bouchon, l’ouvre boîte…mais on ne peut pas demander à ce que les ciseaux coupent aussi bien que de vrais ciseaux. En revanche il y a tout, et à un seul endroit ». Depuis le mois de janvier, cet ancien professeur d’anglais qui a également travaillé comme chargé de communication dans différentes institutions a pour mission de rendre visible ce qu’il se passe dans l’établissement : conférences, événements, projets, ateliers, etc.
   le chargé de communication du lycée et Nathalie Chadefaud, enseignante

Nathalie Chadefaud, professeure d’Histoire-Géographie
et Stéphane Beaumort, responsable communication du lycée



 « Mon travail, c’est de créer du lien, de refléter la vie du lycée, et c’est sur l’ENT que cela se passe. Je gère et trie les actualités de la semaine, et lorsqu’un événement est organisé, je rédige une actualité dans Lilie avec des photos pour en rendre compte ».

Le projet Now on trace dans Lilie

Cela a été le cas par exemple, lorsque le lycée a reçu les champions français de boxe thaïlandaise, venus exposer l’importance des codes et des postures dans la vie professionnelle. Ou encore lors de la réalisation du projet  Now en trace  mené par une professeure d’art appliqué et une classe de Terminale. L’ENT est ainsi devenu son domaine ; il est d’ailleurs également le référent Lilie du lycée, c’est vers lui que les utilisateurs se tournent lorsqu’ils ont besoin d’aide.

Et aujourd’hui c'est Nathalie Chadefaud, professeure d’Histoire géographie en 2e, 1e, Terminale et BTS qui est venue chercher un coup de main pour le blog qu’elle a ouvert sur l’accompagnement personnalisé. « Il ne faut pas occulter les difficultés. Utiliser l’ENT prend du temps. Mais le fait d’avoir à disposition un outil centralisé, commun à tout le monde est vraiment un plus. Et l’appli mobile est bien ». Et pour les utilisateurs avertis de la solution, il faudrait une amélioration toute simple : une info bulle qui s’affiche lorsqu’un service ou une fonctionnalité a évolué : « Sinon personne n’est au courant que la solution change, et s’améliore. Cela en donnerait une meilleure image ».

Message donc transmis aux équipes de CGI !
 

l'accueil accueillant du lycée Champlain