La relance au lycée Gabriel Péri (Champigny sur Marne)

La relance au lycée Gabriel Péri (Champigny sur Marne)

Pour son premier poste de chef d'établissement, Jean Calisti a été nommé proviseur du lycée des métiers du social Gabriel Péri à Champigny en septembre 2011 où il s'est engagé à relancer les usages de Lilie à partir d'une expérimentation dans deux classes pilotes.

Pour son premier poste de chef d'établissement, Jean Calisti a été nommé proviseur du lycée des métiers du social Gabriel Péri à Champigny, établissement ECLAIR, en septembre 2011. L'ENT y avait été déployé en principe au cours de l'année scolaire 2010-2011 mais le nouveau proviseur est bien forcé de constater à son arrivée que Lilie n'est pas au rendez-vous. Il décide alors de mettre en place une politique de relance et de l'appuyer sur un nouveau projet d'établissement, lui-même établi à partir d'un diagnostic global de la situation du lycée.

Jean Calisti, proviseur du lycée Gabriel Péri à Champigny

Vous venez de prendre votre premier poste de proviseur à Champigny. Quel a été votre parcours jusqu'alors ?

J'ai débuté dans le monde de l'éducation comme professeur agrégé de mathématiques dans le secondaire, avant de rejoindre l'université en 2001, précisément un institut de formation d'ingénieurs qui est devenu Polytech-Paris-Sud, où je partageais mon temps entre l'enseignement et la direction de la filière étudiants.

J'étais très attaché à la pédagogie, je le suis encore, mais j'ai aussi pris goût à l'organisation, à la conduite de projets et au pilotage. Le métier de proviseur me semblait s'inscrire au mieux dans l'évolution de carrière que je souhaitais.

J'ai été reçu en 2007 au concours de recrutement des personnels de direction et pour mon premier poste, j'ai été nommé adjoint du lycée Edouard Branly à Créteil où j'ai exercé quatre années, avant de rejoindre Gabriel Péri à la rentrée de septembre 2011.

Aviez-vous eu l'occasion lorsque vous étiez au lycée Edouard Branly de croiser une certaine Lilie ?

Lilie et Branly, c'est une histoire qui a débuté peu avant que je quitte Créteil. Je ne me suis pas occupé personnellement de sa mise en place. Non pas que cela ne m'intéressait pas, mais l'équipe d'enseignants et le chef des travaux étaient déjà très impliqués et se chargeaient de tout. J'ai trouvé que la façon dont Lilie avait été présentée dans le lycée était très intéressante. Les usages doivent y être à présent bien développés.

 

Quelle est la situation de Lilie dans l'établissement dont vous venez de prendre la direction ?

Lilie est déployée dans le lycée depuis deux ans, mais « personne » ou presque ne s'en sert... Voila le constat. Aujourd'hui, nous prenons un nouveau départ, en expérimentant l'ENT avec les équipes de deux classes et nous espérons généraliser cette utilisation dès septembre 2012.

 

Lycée Gabriel Péri à Champigny, vue aérienne

Vue aérienne du lycée Gabriel Péri à Champigny

Comment vous y êtes-vous pris pour mettre ce projet à exécution ?

Je me suis inspiré du projet que l'Académie de Créteil mettait en place pour la période 2012-2015. Le projet de l'établissement dont je prenais la direction était en fin d'exercice et très mal connu. C'était l'occasion de lancer un nouveau projet. J'ai organisé plusieurs journées banalisées pour permettre à tous les membres de la communauté éducative, personnels, parents, élèves de participer à cette réflexion.

Nous avons établi un bilan partagé à partir duquel nous avons dégagé trois axes de progrès dans lesquels s'inscrivent nos objectifs pour les élèves et le lycée pour les prochaines années.

L'un des principaux éléments du constat que nous avons établi à ce moment-là est le manque de communication, à l'intérieur de l'établissement et aussi vers les parents. C'est sur cette base que nous avons choisi d'intégrer l'ENT comme outil de communication dans le projet d'établissement.

Après sept mois de concertation et de réflexion, notre projet d'établissement a vu le jour et a été voté à l'unanimité lors du conseil d'administration d'avril 2012.

Lycée Gabriel Péri à Champigny, vue extérieure

Quel est le contenu du « volet Lilie » dans le projet d'établissement ?

Nous avons lié le déploiement de Lilie à quatre objectifs spécifiques. Le premier, c'est la parentalité. Dès le départ, les parents ont été très impliqués, très intéressés, ils ont hâte aujourd'hui que l'outil soit utilisé. Le deuxième objectif, c'est l'absentéisme. Nous travaillons avec la vie scolaire pour assurer un suivi très rigoureux des absences.

Je ne conçois pas de mobiliser les équipes autour d'un projet sans m'y engager moi-même.

La mise en place de place des mesures de prévention et d'outils permettant le retour en classe doit permettre de favoriser le « présentéisme ». Pour cela, Lilie nous sera très utile. Le troisième objectif, c'est le suivi des élèves pendant leurs stages. Nous somme dans un lycée professionnel, les élèves partent plusieurs semaines en stage et, grâce à Lilie, nous pourrons maintenir un lien avec eux. Le quatrième objectif est celui, plus général, de la communication au sein de la communauté éducative et avec notre environnement extérieur.

On observe souvent que l'implication personnelle du chef d'établissement dans les usages de l'ENT est pour beaucoup dans le succès des projets. C'en est peut-être même une condition nécessaire. Qu'en pensez-vous ?

Je ne conçois pas de mobiliser les équipes autour d'un projet sans m'y engager moi-même.

Mon objectif aujourd'hui, c'est de lancer les choses. C'est l'une de mes priorités. Pour cela, nous avons choisi deux classes, volontaires et dynamiques, deux classes de seconde : l'une dans la filière ASSP (accompagnement de soins et de services à la personne), l'autre en électrotechnique. Les choses viennent de démarrer, les équipes sont en cours de mobilisation. Notre objectif c'est de généraliser l'usage de l'ENT dans ces deux classes d'ici la fin de l'année scolaire. Les élèves vont bientôt partir en stage, tout sera en place pour qu'ils utilisent Lilie pendant cette période pour garder le contact avec le lycée.

Et les autres classes ?

Cette année, tout le monde aura la possibilité de tester et d'observer comment les choses se passent dans les deux classes en expérimentation. L'objectif est d'étendre à toutes les classes à la rentrée prochaine.