Chez les pros

Chez les pros

Le lycée d’enseignement professionnel Michelet de Fontenay-sous-Bois est installé sur deux sites : l’un dans l’aile d’une école primaire du centre ville, l’autre à quelques centaines de mètres, dans un beau bâtiment ancien d’où l’on domine Paris. Ici, on est fidèle à Lilie depuis le commencement. La détermination de la proviseure, Nadine Riu y est pour beaucoup.

Dans un lycée professionnel, on porte aux élèves une attention particulière. Il est donc naturel de commencer par eux. Voici donc Arnes et Vladimir. Ils posent fièrement avec l’affiche qui annonce la fête du lycée qu’ils ont organisée.

Arnes et Vladimir, lycéens

Soirée SWAG

Arnes a 17 ans. Il vient de Serbie et est élève en terminale, spécialité comptabilité. Vladimir vient de Roumanie et commence cette année un CAP d’électricité. Son père a souhaité qu’il suive cette formation. Il travaille sérieusement, mais c’est le design qui l’intéresse. C’est lui qui a réalisé l’affiche et, lorsqu’il quitte le lycée, il met ses talents de graphiste au service d’autres associations.

Tous deux sont très engagés dans la vie de leur lycée : « mercredi, on part en Bulgarie avec 10 autres élèves du lycée pour 5 jours. Plus tard dans l’année, on accueillera des élèves de plusieurs pays d’Europe ». L’organisation de la fête leur a pris du temps : « il a fallu trouver de l’argent pour payer un DJ et un agent de sécurité. On a 400 €, c’est bon. L’entrée, c’est 5€. Tout à l’heure, on finit la liste des courses et on sera prêts. »

Arnes fréquente régulièrement Lilie : « je me connecte pour voir ce qui se passe. Je vais aussi sur le compte Facebook du lycée. Le cahier de textes ?... Non, pas trop… »

Voyages, voyages

Le voyage en Bulgarie et ceux qui suivront s’inscrivent dans le cadre d’une politique dynamique mise en place par Nadine Riu, proviseure du lycée Michelet depuis 2008 : « Nous sommes en phase de concrétisation de projets européens Comenius et Léonardo. L’une de professeures se trouve actuellement en Pologne pour établir des partenariats et permettre ainsi à nos jeunes de faire des stages à l’étranger. En juin, ce sera à notre tour de recevoir des jeunes et des professeurs partenaires venus des quatre coins de l’Europe : Bulgarie, Croatie, Italie, Turquie, Grèce, Pologne, Belgique. »


Nadine Riu, proviseure du lycée Michelet

Nadine Riu, proviseure du lycée Michelet

Développer l’attractivité du lycée, lutter contre l’érosion de l’effectif, ce sont les priorités du chef d’établissement : « Notre lycée est à la fois industriel et tertiaire. En 5 ans nous avons perdu 30% de notre effectif mais nous avons de bons résultats aux examens et un bon suivi de cohorte. J’ai souhaité renforcer la filière industrielle avec une formation de technicien du froid, car c’est la colonne vertébrale du lycée. Cela n’a pas été facile mais nous y sommes parvenus. La Région nous a suivi et a financé l’équipement de l’atelier froid sur le site Saint Germain. »

Valoriser les lycéens, c’est l’autre objectif de l’équipe de direction : « Nous souhaitons mettre les élèves en avant, dans des projets visant à améliorer le cadre de vie de leur établissement. Le lycée est engagé dans de nombreux projets régionaux : le budget participatif des lycées, les actions lycéennes « paroles de lycéens », la formation des délégués et tout ce qui touche à la citoyenneté : visites de l’assemblée nationale et du Parlement européen à Bruxelles. »


Facebook du lycée Michelet

Le numérique enfin est une autre priorité. Le lycée est bien équipé : câblage des deux sites entre lesquels il ne reste plus qu’à activer la fibre optique, équipement de toutes les salles de classe d’un PC connecté, d’un vidéoprojecteur fixe et, parfois, d’un TNI. Des comptes Facebook et Twitter ont été créés. Ils maintiennent le lien entre le lycée et ses anciens élèves. Lilie enfin, dont les services de vie scolaire sont utilisés au quotidien dans un lycée qui s’est porté volontaire dès la première phase de déploiement.

Absences : qualités et défauts

La vie scolaire, c’est donc d’abord, le contrôle des présences et le relevé des absences. Ce sont les assistances d’éducation, Ismaël et Virak, qui sont les premiers à la manœuvre : « le point fort de Lilie, c’est que ça passe par Internet. Les professeurs relèvent les absences dans les classes. S’ils oublient, on les appelle. Mais c’est rare. Dès qu’on connait les absences, on appelle les parents. Pas de problème, le logiciel est simple et la présentation est agréable. »


Ismael et Virak, assistants d'éducation

Ismael et Virak, assistants d'éducation

La CPE, Ludivine Perrier, est plus circonspecte : « Le service absences de Lilie a des qualités. Les tableaux de bord sont très bien, clairs, lisibles, exploitables. Les outils de publipostage aussi sont très réactifs et l’impression fonctionne bien. La création des motifs d’absence également, c’est très pratique. Mais ce qui ne va pas, ce sont les données. Des élèves apparaissent alors qu’ils ne sont plus dans l’établissement. Les statistiques ne sont pas fiables. On a des problèmes au changement de semestre avec le nouvel emploi du temps. Pour être sûre d’avoir les bonnes données, je dois reconfigurer, c’est fastidieux… »

La CPE n’est pas la seule à réclamer des évolutions et des améliorations dans le fonctionnement. Le proviseur adjoint a même établi, à l’occasion de la visite, une liste que les développeurs de l’ENT pourraient considérer avec attention.

  • Pouvoir visualiser simplement l’emploi du temps d’une salle, d’un professeur et d’une classe (la fonctionnalité actuelle n’est pas lisible car elle garde en mémoire tous les groupes anciennement créés qui se chevauchent) ;
  • Pouvoir importer des notes saisies dans un tableau (de type Excel) : la saisie à la main est peu pratique (pas de copier/coller) ;
  • Pouvoir ajouter des classes hors base élèves (ex : classe en alternance du Greta) ;
  • Avoir plus de souplesse dans la mise en forme des documents édités, par exemple des bulletins ;
  • Régler les problèmes d’export APB notamment au niveau des nomenclatures utilisées et des appréciations manquantes ;
  • Prévoir un archivage des bulletins.

Du côté des enseignants et des élèves

Les enseignants s’acquittent avec conscience de leurs obligations : saisie des absences, des notes et du cahier de textes. Chantal Donz, professeure de français et Souad Rhina, professeure d’éco-gestion en témoignent. Mais elles aussi souhaiteraient des services plus simples à l’usage : « trop de clics ! trop de mots de passe ! ».

Chantal Donz et Souad Rhina, professeures

Chantal Donz et Souad Rhina, professeurs de lettres et d'éco-gestion



Adel, lycéen

Adel, élève de seconde TFCA, s’absente quelques minutes de son cours de boxe pour évoquer ses usages du numérique.

Lilie ? : « les professeurs nous en ont parlé, c’est pour les notes, le cahier de textes, les absences, mais non, je n’y vais pas. Par contre, le professeur de technologie nous envoie le cours sur notre boite Gmail à chaque cours. C’est pratique ».

Twitter, Snapchat et Whatsapp font partie des réseaux qu’Adel utilise très régulièrement : « Facebook par contre, je n’y vais plus, ça ne m’intéresse plus. »





A suivre…

Beaucoup reste à faire pour développer les usages du numérique au lycée Michelet et, en particulier, ceux de Lilie. L’établissement manque de moyens pour administrer son réseau interne. Depuis quelques mois, un agent de la Région chargé de la maintenance du parc informatique (OPTIC) consacre une journée par semaine à la réalisation d'un inventaire. Il devrait à terme se charger de la maintenance de premier niveau. 

Les conditions sont réunies pour passer à la prochaine étape envisagée par Nadine Riu pour développer les usages de Lilie au-delà des services de vie scolaire : « Pour les besoins de l'administration, nous utilisons l’agenda électronique Google mais nous souhaiterions pouvoir utiliser l'agenda de Lilie pour tout ce qui concerne la vie de l'établissement : sorties, voyages, examens. Les élèves et les familles y ont accès. Cela donnerait de la visibilité à la dynamique de l'établissement. Pour les projets Comenius, nous avons demandé aux familles leur adresse mail pour pouvoir échanger avec eux via Internet. Ce serait tellement mieux si nous pouvions passer par la messagerie de Lilie ! »

La DATICE (délégation académique aux TICE) prépare, pour les prochains mois, un programme de sensibilisation et de formation des enseignants et de tous les personnels aux usages de Lilie.

Ce sera l’occasion d’une nouvelle visite au lycée Michelet.

Lycée Michelet, extérieur