Ca promet !

Le Lycée Martin Luther King de Bussy-St-Georges appartient à la deuxième vague de déploiement de l'ENT dans l'académie de Créteil. Ce lundi 18 octobre se tient la dernière session de formation des enseignants. L'occasion de faire le point sur la situation du déploiement dans le lycée.


        

LMK_vue de derrièreLe Lycée Martin Luther King de Bussy-St-Georges appartient à la deuxième vague de déploiement de l'ENT dans l'académie de Créteil.

Ce lundi, se tient une session de formation destinée aux enseignants, la dernière d'une série qui a démarré à la rentrée de septembre et aura permis à 60 professeurs de se former aux usages de Lilie.

C'est l'occasion de faire le point, avec les administrateurs et les enseignants présents, sur la situation du déploiement.

 

Le lycée a participé à la phase d'expérimentation, avec Eliot, la solution ENT à l'origine de Lilie. Mais l'expérimentation a rencontré des difficultés qui ont laissé des traces...

 

Lycée Martin Luther King, vue aérienneUne formation, un investissement

 

Le lycée compte environ une centaine de professeurs pour 1200 élèves fréquentant l'établissement. Il dispense un enseignement très diversifié. Les élèves peuvent donc accéder aux séries générales et technologiques. En informatique, il est bien équipé. Le serveur pédagogique est en cours de changement, notamment pour améliorer les conditions d'usage de l'ENT en interne.

 

L'expérimentation d'Eliot en 2007 et 2008 a échoué. L'équipe en charge du projet l'attribue à un défaut d'animation suffisante. Soucieux de ne pas retomber dans le même travers, Alain Strauss, administrateur de Lilie, a prévu un dispositif d'encadrement renforcé. « Pour que les enseignants s'approprient l'outil et si nous voulons éviter les erreurs du passé, nous ne devons plus faire les formations le mercredi après-midi. Elles  doivent être obligatoires et doivent donc se dérouler pendant le temps scolaire. »

 

Pour former les professeurs du lycée et les convaincre tous de l'utilité de ce nouvel ENT, sept sessions de formation ont été programmées, prises si besoin sur les heures de cours des professeurs. Au total, plus de 130 heures auront été consacrées à Lilie et 60 enseignants formés. L'invitation prend des formes officielles : il s'agit avant tout de réduire au maximum le nombre de « réfractaires ». Francine Morelle, Proviseure du lycée, est lucide, elle sait bien que pour réunir les enseignants autour d'un nouveau projet, il faut y mettre les moyens. Elle attend cependant  « un retour sur investissement ».

 

Les problèmes de connexion rencontrés n'ont pas empêché la formation de bien se dérouler. Lilie a été présentée service par service. Après l'introduction de Yohann Brevard, correspondant ENT chez Logica, les quatre formateurs, les deux administrateurs, Alain Strauss et Jean-Baptiste Fortin et deux membres du groupe projet Lilie, Sébastien Moreno et William Foucart, ont su captiver l'attention des participant(e)s grâce à la qualité de leurs présentations et leur parfaite maîtrise de l'ENT.

 

Une équipe d'animation très motivée

 

Les administrateurs et toute l'équipe d'animation sont impliqués depuis plusieurs années dans le développement des usages pédagogiques des TIC, dans leur lycée et au-delà. Alain Strauss et Jean-Baptiste Fortin sont également formateurs à la DATICE de l'académie de Créteil.

 

Cette équipe, déjà très investie lors de la mise en place d'Eliot, connait bien son sujet. Les animateurs n'hésitent pas lorsqu'il s'agit de répondre à une question, ils aiguillent et  accompagnent chaque enseignant dans sa découverte.

En trois heures de formation chaque professeur aura pu ainsi entrer dans son espace, créer des dossiers partagés, échanger des messages avec des collègues dans la salle, remplir un cahier de texte, etc. Une méthode efficace pour bien comprendre l'outil et prévenir le découragement.

Une appropriation progressive

 

Avant le début de la formation, une enseignante peu attirée par l'informatique avait prévenu les formateurs : « ce genre de salle me donne des malaises ». Au fil de la formation pourtant, elle s'est prise au jeu, elle a posé de nombreuses questions et ne s'est pas écarté de son ordinateur.

 

 Catherine Ben Haim, professeur d'espagnol :

 « je ne suis pas à l'aise avec l'outil informatique, rien n'est intuitif 
pour moi. Ça me prend du temps de remplir le cahier de textes. Ça 
m'embête vraiment parce que ça ne correspond pas à ma façon de 
travailler. Je change mes cours d'une année sur l'autre, c'est 
comme une nouvelle toile que je peins chaque année, j'utilise les 
mêmes produits pour un résultat différent. Je vais m'y faire mais 
je trouve que là, après cette formation, j'ai quand même le 
sentiment que c'est lourd. Je me sens un peu étouffée, 
mais je mettrai la main à la pâte comme on dit ! » 

Plusieurs exercices sont proposés. Les professeurs s'aident entre eux. Lorsque l'un sait, il aide naturellement son voisin.

 

Une enseignante commente à sa voisine : « je le trouve mieux qu'Eliot, c'est plus clair. En revanche, en tant que professeur d'EPS, je fais des graphismes, je n'ai pas besoin du cahier de textes numérique ».

 

L'équipe Lilie est satisfaite mais elle reste réaliste, « il faudra du temps pour s'approprier ce nouveau logiciel ».

 Lilie dans la communauté éducative du lycée

 

L'objectif de ces sessions est que chaque enseignant se familiarise progressivement avec l'outil avant d'y impliquer les élèves. Les identifiants ont été distribuées dans certaines classes. La décision est prise par le professeur principal. L'un des enseignants du lycée, Jean-Baptiste Fortin, professeur de philosophie et administrateur de Lilie témoigne de sa pratique avec les élèves. Nous y reviendrons dans un prochain article.

 

LMK_élèves

Dans cet établissement, la fracture numérique est faible, Sébastien Moreno cite l'exemple de sa classe « sur mes 100 élèves, 5 seulement n'ont pas d'accès à Internet chez eux ».

 

La question de l'ouverture de l'ENT aux parents n'est pas encore posée. Tout reste à définir.

 

La documentaliste du lycée n'a pas pu participer à la formation, faute de temps : le CDI est en plein réaménagement. Mais elle se dit « volontaire et intéressée » par le nouvel outil. L'équipe d'animation lui a promis une « formation personnalisée ».

 

Le dernier mot à Francine Morelle, nouvellement arrivée dans l'établissement : « Malgré les difficultés de connexion, je travaille déjà sur le service réservation. C'est très utile. Ce qui me pose problème en revanche, c'est deux choses. L'impossibilité de créer des tâches multiples dans l'agenda. Le second souci est le fait de ne pas savoir quel enseignant est attaché à tel ou tel cahier de texte. »

 

Des demandes auxquelles les responsables de la solution ne manqueront pas d'apporter une réponse.