An OPEN-ENT is born

An OPEN-ENT is born

Le 19 juin 2012, les contributeurs de celui que l'on appelait jusqu'alors l'ENT-Libre se sont réunis pour la troisième fois pour acter de son changement de nom : ce sera dorénavant l'OPEN-ENT. Il a été aussi question de ressources et d'ENT du premier degré.

Public à la Cantine

OPEN-ENT est le nom de celui que l'on appelait jusqu'à présent l'ENT-libre, un nom bien français, mais qui manquait justement un peu de liberté... Va donc pour OPEN-ENT. On s'y fera...

Le faire-part de naissance a été publié le 19 juin à la Cantine par les représentants de la région Île-de-France et des autres collectivités engagées dans le projet.

Libre ne veut pas dire unique !

Equipe de la région Ile-de-France

C'est par ces mots que Martine May-Godard, entourée de Sandrine Dangreville, Jean Bravin et Rémy Tambaud, accueillait les participants à la troisième rencontre des contributeurs de l'OPEN-ENT. En rappelant que « chacun peut revendiquer son identité propre au sein d'un projet commun », la Région Île-de-France, à l'origine du projet, se tournait vers ses partenaires de Rhône-Alpes, Limousin, Creuse, Essonne, Picardie et Seine et Marne, présents dans la salle.

« Il faut de la concurrence entre les intégrateurs mais pas entre les collectivités ».
Martine May-Godard

Mais pour que cet objectif soit atteint, il faut établir des règles de gouvernance entre toutes les parties prenantes, collectivités, intégrateurs, développeurs, des règles qui préservent l'esprit fondateur du projet et permettent de piloter efficacement ses évolutions.

Sandrine et Rémy présentent ensuite rapidement les avancées de la gouvernance. Un marché d'assistance à maitrise d'ouvrage a été lancé, il permettra d'accélérer la mise en place des règles de pilotage. Le site vitrine de la forge est en cours de refonte  et a d'ores et déjà été relocalisé à l'adresse openent.fr. La nouvelle forge offrira un espace de dépôt (repository dans le langage des informaticiens) propre à chaque contributeur. Le principe d'une séparation du socle et des modules applicatifs pour la numérotation des versions a été arrêté.

         

            Logo GIT
La forge de l'OPEN-ENT se restructure en adoptant la solution de gestion des versions GIT développée par Linus Torvalds, créateur de Linux, himself... Pour connaître l'origine du mot GIT, il faut aller sur Wikipedia et lire l'article jusqu'au bout...

La Creuse et le Limousin ont apporté une contribution à la solution francilienne avec un dépôt formalisé de service de Fil RSS, Brèves de Net. Les dépôts des intégrateurs sont en cours : SOPRA a déposé un module mobilité et PENTILA, un module d'évaluation : EMAVAL.

Il reste beaucoup à faire, mais le cœur y est !


Christine Bertrand, CG77

Christine Bertrand conclut cette première partie de la réunion par un rapide point sur l'avancement du projet ENT77, déployé par Logica dans les collèges de Seine-et-Marne. Le département avance de façon méthodique. Après que tous les collèges ont été câblés et équipés, l'ENT est mis en service par étapes : 11 collèges pilotes cette année et 11 autres à la prochaine rentrée. L'accès des parents est ici une priorité pour le département qui a recruté une personne pour se consacrer à temps plein à l'accompagnement du projet.

Le temps des ressources

Présentation à deux voix du projet CORRELYCE, développé conjointement par la Région PACA et le CRDP d'Aix-Marseille, par Eric Mazo et Gérard Puimatto qui ont conjugué leurs talents pour concevoir, développer et animer ce projet. Le travail de Gérard sur les ressources numériques éducatives a été évoqué dans un article récent.

Eric Mazo et Gérard Puimatto

Dans la variété des ressources utilisables dans les lycées, CORRELYCE s'est attaché aux ressources des éditeurs et les a regroupées en deux composantes : un bouquet de ressources sélectionnées par la Région et le CRDP, offertes gratuitement à tous les lycées (le bouquet représente 70% des accès), et un ensemble de ressources payantes qui peuvent être commandées directement sur CORRELYCE et accessible pour toute la communauté éducative ou pour un groupe limité d'utilisateurs. Pour l'accès aux ressources, CORRELYCE est basé, comme un ENT, sur le principe de l'authentification unique. Une fois reconnu, l'utilisateur peut naviguer librement,d'une ressource à l'autre, entre toutes celles dont il possède les droits d'usages.

Lancé en 2008, le projet CORRELYCE est arrivé aujourd'hui à maturité et devrait être intégré prochainement à l'OPEN-ENT. En PACA, les usages sont en augmentation régulière, lente mais sûre. Le nombre d'accès à la plate-forme est un bon indicateur mais insuffisant pour rendre compte avec précision des usages réels : certaines ressources sont consultées en ligne, mais d'autres sont téléchargées et, dans ce cas, un seul accès peut correspondre à des dizaines d'usages différents.

   Logo COREPRIM
 Le CRDP travaille au développement d'un catalogue ouvert de ressources en ligne (COREDU), et à une déclinaison spécifique pour le premier degré (COREPRIM).
            Logo COREDU
Une forge CORRELYCE est également en chantier et la réflexion permanente pour élargir l'offre de ressources, notamment en direction des manuels scolaires numériques dont la configuration actuelle se prête mal à l'intégration dans le portail.

La quasi-totalité des élèves et des enseignants de 181 lycées disposent d'un compte dans CORRELYCE (161 328 comptes au total) et chaque lycée dépense en moyenne 1 400 € par an pour acquérir des droits d'usages des ressources proposées dont le catalogue ne cesse de s'enrichir.

Les deux intervenants insistent sur le rôle de l'accompagnement des usagers.

Après une première période de promotion à grande échelle, il a fallu passer à des interventions de proximité sans lesquelles les usages ne peuvent pas progresser. Il reste encore beaucoup à faire...

Claude Tran

Claude Tran, ancien proviseur, agenais et envoyé spécial d'Educavox.

La discussion qui suit la présentation tourne autour des ressources issues de la mutualisation et notamment des ressources brutes, granulaires, que les enseignants français réclament pour incorporer aux ressources qu'ils créent pour leurs propres usages. Vieille histoire...

 

La Banque des Savoirs de l'Essonne

Copie écran - Banque des Savoirs

Cette belle initiative du département de l'Essonne a déjà été présentée sur le site de Lilie à l'occasion du lancement de l'ENT des collèges du département.

Didier Ponge et Lisa Champion qui sont, au conseil général, les chevilles ouvrières de la Banque en ont rappelé les origines et les objectifs.

Présentation de la banque des savoirs de l'Essonne

C'est la concentration de centres de recherche et de grandes écoles scientifiques (Orsay, Saclay, école polytechnique,...) qui a conduit le département à s'appuyer sur cette ressource intérieure pour promouvoir la culture scientifique et technique auprès du grand public. Le site est réalisé avec beaucoup de soins, il est d'accès totalement libre et contient de nombreux articles, reportages vidéos, simulations et jeux éducatifs, toujours centrés autour d'un chercheur, d'un scientifique, d'un technicien.

Là encore, des projets pour susciter la mutualisation de ressources, des espaces de travail et une « usine d'assemblage » de ressources brutes en chantier que l'on a hâte de découvrir.

Les atouts du CNED

Servant Chaillot, CNED

Servant Chaillot était à la Cantine pour rappeler les atouts du CNED, acteur historique de l'enseignement à distance français. Marqué bien sûr par sa culture de l'imprimé, le CNED est en voie de numérisation accélérée, autour de deux projets phares : Académie en ligne et Atout CNED.

Le premier est le résultat de la libération de la totalité des cours du CNED, du CP à la Terminale. Le second est un site d'accompagnement scolaire personnalisé, payant et visant le même public. Dans l'assistance, on entend à ce moment le cri du cœur de l'une des participantes, une maman, qui se souvient combien l'académie en ligne lui a été récemment utile...

Des projets d'avenir également du côté du CNED : réécriture des cours, outillage des professeurs qui accompagnent les élèves à distance, adaptation au format « « terminaux mobiles », avec cependant une interrogation : le Smart Phone est-il vraiment un bon support d'apprentissage ?

Le SDET nouveau

Marie Deroide n'est pas venu que pour cela mais elle commence avec cette annonce: l'appel à commentaires sur le projet de version 4 du SDET est prolongé jusqu'au 25 juin.

Marie Deroide, ministère de l'éducation nationale

Parmi tous les documents qui composent le SDET, on néglige parfois le glossaire et on a tort nous dit Marie. Celui du SDET a été révisé à l'occasion de la version 4 et a permis de clairement distinguer ces trois notions :

  • L'ENT, c'est ce que l'usager voit, le service qu'il utilise,
  • La Solution ENT, c'est le logiciel, le socle, les modules applicatifs (OPEN-ENT est une solution ENT),
  • Le Projet ENT, c'est l'ensemble des dispositifs qui permettent à l'usage de se réaliser (Lilie est un projet ENT).

Public Cantine 2

Les travaux récents de l'équipe du ministère qui élabore le SDET portent sur l'annuaire fédérateur et sur la sécurisation des échanges de données. La CNIL a récemment manifesté ses craintes relativement aux échanges de données entre l'ENT et les services tiers.

Cette observation fournit l'occasion à Pascal Dupont qui pilote le projet ENT pour la région Bourgogne de rappeler que les éditeurs de solution de vie scolaire ne sont pas astreints aux mêmes obligations que les éditeurs d'ENT, ce qui est à la fois injuste et choquant.

ONE = premier degré

ONE est le nom proposé pour le projet d'ENT du premier degré initié par la société  Web Services pour l'éducation et soumis dans un mode collaboratif à la gouvernance. Cindy Ogiez en assure la présentation (rapide, il se fait tard...) et rappelle les spécificités que l'ENT doit prendre en considération : l'ergonomie et le graphisme bien entendu, mais aussi le périmètre fonctionnel de la solution ainsi que la prise en compte d'une nécessaire continuité entre l'école et le collège.

Cindy Ogier, Web Services pour l'éducation

Un nouvel élan (vers le buffet dans un premier temps...)

Comme il se fait alors vraiment tard, la conclusion de cette riche réunion est faite rapidement par Jean Bravin qui rappelle que le développement des usages reste l'objectif pour les collectivités : « nous finançons les projets, nous souhaitons donc que les services offerts soient utilisés. » 

« Nous attendons un partenariat plus riche avec l'Etat. Cet après-midi, nous travaillons entre collectivités. Bientôt, je l'espère, nous le ferons avec des représentants de l'Etat ».

Mais comme il ne fait aucun doute que la qualité de la coopération entre l'Etat et les collectivités est en voie d'amélioration, Martine May-Gordard peut conclure cette matinée sur une note optimiste.

 

  Public Cantine 4