Accompagner et former dans l'Académie de Créteil

Accompagner et former dans l'Académie de Créteil

Philippe Young est chef de projet ENT au sein du Pôle numérique de l'Académie de Créteil. Il est chargé d'accompagner le déploiement de Lilie mais aussi celui de Celia, l'ENT du département de Seine Saint-Denis. Depuis septembre 2010, il accompagne le projet ENT 77 du département de Seine-et-Marne.


Philippe Young
Philippe Young est chef de projet ENT au sein du Pôle numérique de l'Académie de Créteil. Il est chargé d'accompagner le déploiement de Lilie mais aussi celui de Celia, l'ENT du département de Seine Saint-Denis. Depuis septembre 2010, il accompagne le projet ENT 77 du département de Seine-et-Marne dans le cadre duquel 4 collèges expérimentent Lilie.

En cette fin d'année scolaire, nous l'avons interrogé sur le bilan des premières vagues de déploiement de Lilie et sur le dispositif d'accompagnement mis en place en faveur des établissements.



 

 

 

 

 

 

 

Pour commencer, pouvons-nous revenir sur la façon dont se passe le déploiement ?


Nous avons lancé les vagues 1 et 2 avec une faible couverture fonctionnelle. Certains lycées nous ont reproché de démarrer avec une boîte vide. Ce sentiment était d'autant plus prononcé que nous avions choisi des lycées où les usages des TIC étaient intensifs avant l'arrivée de Lilie. Ce choix a finalement joué en notre défaveur. Lors des premières formations d'administrateurs locaux, les réactions à chaud étaient très négatives. Certains établissements ne se sont pas lancés. Aujourd'hui, sur les 24 lycées de la première vague, 4 génèrent 70% du trafic.

Vous avez sélectionné les lycées des deux premières vagues pour leurs usages intensifs des TIC, comment avez-vous procédé pour les vagues suivantes ?


Pour la vague 3, nous avons également lancé un appel à candidatures mais nous avions encore à l'époque de nombreuses demandes spontanées. Pour la vague 4, l'effet des retours négatifs des établissements des vagues 1 à 3 s'est fait sentir. Nous nous sommes limités à consulter les établissements en leur demandant s'ils utilisent déjà un cahier de textes numérique et s'ils souhaitent disposer de Lilie. Certains lycées qui ne disposent pas d'un cahier de textes numérique ont malgré tout refusé de rejoindre le projet. D'autres m'ont fait part de leur souhait d'attendre la dernière vague, préférant maintenir les outils dont ils disposent actuellement. Je pense  notamment à un lycée qui utilise Google Apps.

Pouvez-vous nous présenter le dispositif d'accompagnement conçu par le Rectorat pour accompagner les lycées utilisateurs de Lilie ?


Chaque proviseur désigne 3 à 5 « professeurs relais » parmi lesquels nous demandons à avoir dans la mesure du possible un documentaliste, un CPE et des enseignants de différentes disciplines. Nous les formons ensuite sur 2 ou 3 jours. La formation porte sur les usages des services de l'ENT et moins sur leur prise en main. En effet, il faut reconnaître à Lilie sa simplicité de prise en main. Seule la gestion des droits mérite d'être présentée de manière systématique. Ce constat vaut pour tous les services en dehors du cahier de textes qui nécessite, lui, une formation à la prise en main. Concrètement, les stages se déroulent dans un EPLE avec une quinzaine de stagiaires provenant de 3 ou 4 lycées. Ils sont assurés par les animateurs locaux.

De manière générale, comment se passent ces formations ?


Les formations se passent bien car les personnes relais présentes sont motivées par l'usage pédagogique des TICE. Nos animateurs sont tous des enseignants ce qui les rend parfaitement crédibles aux yeux de leurs pairs. Durant les formations, les différents services de Lilie sont présentés en détails avec, pour chaque module, un ou plusieurs exemples d'usages concrets. A la fin de chaque formation, des documents de formation sont remis aux participants pour les aider à former à leur tour leurs collègues.

Qu'en est-il de l'accompagnement des équipes de direction ?


Pour chaque vague, les proviseurs, proviseurs adjoints et gestionnaires des lycées concernés sont invités pour une journée sur le thème de la conduite du déploiement. La matinée est consacrée à des interventions en plénière : démonstrations d'usages par deux enseignants (Hervé Poullard et Jean-Baptiste Fortin), présentation du projet, intervention sur le thème de la vie scolaire et témoignage de Sylvain Poncet, principal au collège du Parc d'Aulnay-sous-Bois qui explique comment il est passé au « zéro papier ». L'après-midi est consacrée à des ateliers en petits groupes suivis d'un regroupement pour présenter une synthèse de la journée.
Au cours de ces rencontres, tous les lycées ne sont pas représentés ; les deux tiers l'étaient pour la vague 1, un tiers pour la vague 3.
Des formations pratiques d'usages sont prévues pour les chefs d'établissement ainsi que pour les secrétaires.

Philippe Young - 2En dehors de ces temps de formation, avez-vous mis en place un dispositif d'accompagnement des lycées ?


Pour accompagner les usages au quotidien, chaque lycée est doté de 40 heures supplémentaires effectives (HSE) pour une base de 130 personnes à former. Évidemment, cela ne couvre pas l'ensemble du temps investi par les collègues mais c'est une reconnaissance de leur investissement dans le projet.
Par ailleurs, tous les supports de formation sont mis à disposition sur le site de la DATICE.

Sinon, j'anime des listes de diffusion. Pour chaque vague, il y a deux listes, une pour les chefs d'établissement, une pour les administrateurs.

Nous comptons également sur l'observatoire des usages qui se met en place en ce moment. Des visites d'établissement sont en cours. Elles prennent la forme suivante :

  • Rencontre avec l'équipe de direction
  • Visites en classe (sur deux cours, la fin et le début)
  • Rencontre avec les parents
  • Rencontre avec les élèves
  • Rencontre avec les équipes pédagogiques et le coordinateur TICE
  • Rencontre avec le chef d'établissement

Les observations portent sur six axes :

  • Le projet numérique du collège ou du lycée
  • Les conditions de mise en œuvre des différents instruments numériques et de l'ENT
  • La valeur ajoutée de l'ENT dans les pratiques d'enseignement, de vie scolaire et l'organisation administrative
  • La valeur ajoutée du cahier de texte électronique
  • La valeur ajoutée des dispositifs nomades
  • L'évolution du travail des enseignants


A l'issue de ces visites, chaque établissement recevra un rapport de la visite et un rapport global sera présenté à M. Le Recteur.